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LA VERITE SUR LES BAGUES

Enregistré le 28/11/2011

certains d entre vous ont probablement vu, sur l'ancien site de l ANCGE, un article  - Les bagues 2010 : une usine a gaz - exposant notamment, dans son premier paragraphe :

 Ne nous voilons pas la face : la réglementation a repris les propositions imaginées par l’ANCGE qui allaient beaucoup plus loin que ce qui était imposé par l’Europe. Oui, il fallait sauver la possibilité d’atteler ; non, il ne fallait pas aller plus loin que ce qui nous était imposé…non, l’Europe, le ministère de l’Agriculture et l’AFFSA et le ministère de l’Ecologie n’en sont pas responsables …

Une façon comme une autre d’essayer de faire porter la responsabilité de la situation actuelle sur les dirigeants de l’époque, c'est-à-dire Raymond Pouget, Président, Philippe Bettig, Vice-président, et Gilles Deplanque, Directeur.

Face à de telles énormités, qui tiennent soit d’une amnésie totale, soit du révisionnisme le plus éhonté, nous nous devions de rappeler la chronologie de l’affaire.

Quand le H5N1 débarque, l’usage des appelants est interdit pour la chasse des oiseaux d’eau. Les mesures sont tout d’abord localisées, puis la Commission européenne sort le texte que tout le monde a encore (ou devrait avoir) en mémoire: autorisation sous double condition de suivi sanitaire et identification de chaque oiseau utilisé. Ce dossier est pris très au sérieux par le Ministère (MM Jean-Marc Michel et J.Wintergerst notamment). Les rencontres sont nombreuses, le ministère propose un fabriquant doté d’une expérience (la Sté A ;Raymond), impose que ce soit une structure nationale qui gère le fichier informatique des détenteurs, et rédige une convention très stricte à signer par tout organisme intéressé. A l’issue des réunions, ressort la volonté du ministère et des éleveurs d’étendre le dispositif de baguage préexistant aux appelants de chasse, système particulièrement lourd avec fichier informatique, bagues numérotées, taille, année, code détenteur, n° individuel par oiseau, registre.

La preuve que l’ANCGE n’est pour rien dans ces contraintes, c’est que les arrêtés sont datés du 10 août 2004 alors que le problème des appelants date, lui, de 2006.

La suite est également connue : le refus de la FNC de prendre en main le dossier, et donc l’obligation pour l’ANCGE de prendre ses responsabilités, et surtout de prendre le risque financier d’avancer l’argent nécessaire à la fabrication des moules (souvenez-vous, la note de 300.000 euros, que nous avons réussi à ramener à 100.000 !). L’ANCGE l’a fait, et a pris la décision à l’occasion d’un conseil d’administration réuni en urgence.

Voilà la vérité, incontournable. Aujourd’hui, compte-tenu de tout ce que nous avons appris sur le H5N1 depuis 2006, ce carcan apparaît bien sûr excessif, mais c’est lui qui a permis de sauver la chasse du gibier d’eau avec appelants, certains l’oublient un peu vite.

Il était donc nécessaire que cette mise au point soit faite. N’hésitez pas en outre à nous demander des précisions sur tel ou tel point.

Philippe Bettig


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